Activités coop' & pandémie

 

Participer aux journées arts de la scène proposées par l’OCCE 45 

Puisque les rassemblements semblent définitivement bannis pour cette année scolaire, l’OCCE45 propose malgré tout d’échanger autour du thème des Arts de la Scène, non-plus « en direct », mais en partage d’enregistrements filmés des spectacles préparés. Au-delà des vérifications de droits à l’image, l’avis de chacun, les ressentis de tous, les conseils de certains deviendront nécessairement source d’échanges constructifs, en toute coopération !

Elire des éco-délégués 

A l’instar de toute élection de délégués, de bureau d’association d’enfants, de responsables (etc. le principal étant de donner à vivre des responsabilités concrètes à ces élus enfants) le choix collectif et démocratique de « délégués éco-école » permet d’envisager un tas d’activités originellement coopératives, ancrées qui plus est dans des domaines actuels, importants et imposés par les instructions officielles : ceux de la construction citoyenne et du développement durable...

Pour exemple de responsabilité donnée, après avoir commandé et profité d’une expo du SICTOM, les élèves ont organisé un planning pour que les différentes classes puissent également utiliser cette expo dans le respect des mesures sanitaires...

Constituer des mallettes de jeu pour la récréation

Du fait de la situation sanitaire (mais ceci pourrait être effectué en période dite « normale » !), il a fallu réfléchir aux jeux possibles à proposer lors des récréations. Pour exemple, il a été créé plusieurs mallettes de jeux (mallettes de construction, mallettes jeux de balles etc.). Les délégués (élus cf paragraphe précédent) ont alors organisé un roulement pour que chaque classe puisse disposer de sa mallette. Une rotation des mallettes dans les classes a été décidée en fin de semaine ( de façon à mettre en place 48 heures sans contact avec les objets, COVID oblige).

N.B. Une demande peut être faite au siège, par les enfants par exemple, pour que Sébastien (notre enseignant permanent) vienne présenter les jeux de cours en bois que l’on prête.

Organiser la cour de récréation

A partir d’une situation de réorganisation matérielle de la cour de récréation, en se basant sur des débats en conseils coopératifs, des décisions ont été prises (après débats et votes par/avec les enfants), quant au placement de certains matériels dans la cour.

Produire une émission de radio

A partir d’interviews, de lecture d’histoires, de recherches diverses (etc.) choisies en classe, les enfants ont préparé des textes.  Chacun a enregistré (chez lui ou en classe, selon le matériel) une partie de la trame du texte, puis les fichiers ont été transmis à l’enseignant qui les a assemblés avec un logiciel libre (audacity).

N.B. Il est possible de contacter le siège, d’une part pour bénéficier du prêt de matériel d’enregistrement, d’autre part d’une aide de Sébastien (notre détaché) enfin pour obtenir la possibilité de diffuser le résultat sur une radio web.

Organiser une chorale d’enfants

Les chorales de cycle étant impossibles, une classe a préparé une chanson et l’a présentée aux autres classes, dans le respect des dispositions sanitaires (classe après classe par exemple).

On imagine la possibilité de mettre en place ce principe avec des sketchs ou pièces de théâtre préparées avec les enfants.

Organiser un marché des « savoir-faire »

Chaque enfant recherche deux « savoir- faire » (« quelque chose que tu sais bien faire et que tu peux apprendre à des camarades ») à transmettre à d’autres enfants de la classe. Un tableau d’ateliers simultanés est alors dressé ; les élèves s’inscrivent à l’avance dans chaque atelier (avec un effectif maximum prédéfini).

L’exemple proposé a eu lieu dans une classe réputée très difficile ; au cours de ces ateliers, les enfants habituellement « compliqués » ont été respectueux. Ils se sont très bien comportés (qu’ils soient animateurs ou participants).

Organiser des conseils d’élèves 

Dans une classe de cycle deux à l’ambiance compliquée en début d’année, la mise en place de conseils d’élèves a particulièrement aidé à progresser ; de délations internes pas toujours importantes, les échanges en sont venus à discuter de la mise en place de projets concrets, impliquants et utiles :

Pour exemple, les deux décisions suivantes :

  • La création d’un « banc de l’amitié », à destination des enfants qui se sentent seuls dans la cour de récréation.
  • Organiser une récolte d’argent pour envisager un don à l’UNICEF. Pour ce faire, une mini brocante a été organisée dans la classe afin de collecter les 100 € nécessaires à la construction d’un puits pour donner un accès à l’eau potable dans un village d’Afrique.

Dans une autre classe de cycle deux, (comptant plusieurs élèves au comportement « difficile ») la mise en place de conseils coopératifs de classe réguliers a contribué à l’instauration d’un climat de confiance (en tout cas une plus grande confiance en a parole donnée) : à la question « Pourquoi êtes-vous violents ? C’est agaçant pour nous... », l’un des trois « troublions » a répondu : « parce que je suis malheureux... »... Cela  a permis de rebondir sur de nouvelles discussions et des propositions de projets nécessairement positifs pour tout le monde !

Réaliser un mur d’expression 

A cause (entre autres) de la situation sanitaire, les enfants se sentent séparés les uns des autres entre les différentes classes. Ils peuvent déposer sur ce mur des messages pour l’ensemble des élèves ou pour un enfant en particulier... Et ça a fonctionné d’emblée !

Communiquer par écrits et boîtes aux lettres 

Les enfants ne se voyant plus entre eux, les délégués ont décidé d’instaurer un système de communication via messages écrits et boîtes aux lettres...

Produire une œuvre collective 

(Dans l’exemple proposé, le projet artistique coopératif a suivi l’étude d’une oeuvre de Kandinsky... Mais cela peut se décliner avec n’importe quelle auter œuvre !)

L’idée de départ est de détourner les cercles concentriques en fleurs, chaque élève disposant de deux ou trois cercles qu’il a dessinés au compas puis peints. Chacun peut les coller sur une feuille Canson.

On peut également dérouler une longue feuille de papier kraft au tableau, chacun venant disposer ses cercles avec l’accord de tous pour les emplacements.

Les élèves, durant la semaine qui suit et selon l’avancement de leur plan de travail (ou selon les moments libres si on ne fonctionne pas avec des plans de travail), par 3, viennent agrémenter la frise en ajoutant les tiges, les pétales et des insectes parmi les fleurs.  La difficulté est pour chacun d’intégrer ses propres dessins en pensant à l’oeuvre dans son intégralité et plus seulement à sa petite feuille perso... Donc s’appliquer encore plus. 

Les écueils : certains se sont trompés et ont colorié les fleurs des autres ; cela s’est finalement révélé un échange constructif...

Un retour d’expérience sur cette collaboration s'est déroulé durant le dernier conseil coopératif :

Voici les réflexions des élèves quant au fait de faire une oeuvre collective. Je vous les livre comme elles ont été notées au tableau (je rappelle que ce sont des CE1-CE2 avec une majorité de CE1) :

  • On doit d’abord bien réfléchir avant de dessiner parce qu’on ne peut pas recommencer : on peut accepter que les autres se soient trompés mais c’est plus difficile d’accepter de se tromper soi-même., mais si c’est le cas on peut essayer de créer quelque chose d’autre avec.
  • On se trompe de dessin, et on termine le dessin des autres, au début on n’a pas aimé!
  • On a réussi à ne pas trop de disputer
  •  C’est plus amusant de travailler ensemble
  • On doit faire attention aux autres dessins ou au dessin des autres
  • C’est une oeuvre plus grande
  • Il faut respecter des consignes : ne pas être trop nombreux (j’avais donné un maximum de 3 sur la frise) - ne pas se moquer des autres dessins
  • Tout seul on s’ennuie
  • On partage nos idées
  • Ca peut aider des élèves qui sont moins sûrs d’eux
  • On mélange les façons de faire
  • Ca peut rapprocher les élèves qui ne s’entendent pas

CONCLUSION :  pour le prochain projet nous allons travailler sur le partage. Nous aurons à faire des papillons. Chaque élève fera la moitié d’un papillon et devra terminer le papillon d’un autre.

Mesurer des longueurs en groupe

Travaillant sur les unités de mesures, l’idée est de mesurer concrètement par binômes des objets plus ou moins grands (du crayon au bâtiment), existant dans le champ scolaire, et de voir ensemble comment centraliser ces mesures... Au-delà de l’intérêt de l’utilisation concrète d’unités différentes, un échange coopératif s’instaure nécessairement au moment de la centralisation des données.

Créer un espace où on expose ce que l’on a « fait ensemble » 

(ici, en maternelle).

Les enfants montrent des besoins de parler et d’échanger. Les réalisations sont exposées puis la maîtresse réalise des fiches récapitulatives accessibles aux enfants. Ces fiches permettent de revenir sur les projets et de comprendre pourquoi cela a bien marché (= grâce au « travail en groupe »).

Il faut donner aux enfants des tâches suffisamment complexes pour qu’ils ne puissent les réaliser seuls, ils n’ont d’autre choix que de coopérer. La difficulté étant de rester dans le domaine de ce qui est possible de faire pour les enfants. (tâche complexe mais pas forcément compliquée).

Apprendre ensemble en récréation 

Suite à des problèmes récurrents (de violence, d’accidents divers, de « fâcheries » causées par le sempiternel « foot » chez les « grands »...) constatés lors des récréations et relatés en conseils de classe, l’idée est venue de proposer du matériel nécessitant de la coopération : rollers, matériel d’équilibre de cirque, échasses...etc.

L’ambiance a changé ; les « leaders » négatifs ne sont pas nécessairement ceux qui réussissent le mieux ce genre de nouvelle activité... Et pour apprendre, on a nécessairement besoin de quelqu’un, de sa main pour équilibre, de ses conseils...

On peut aller jusqu’à introduire un monocycle.

N.B. : on peut contacter le siège pour un prêt de jeux coopératifs de cour, en bois...

Produire de façon collaborative 

L’exemple partagé a été celui de l’écriture collaborative d'une chanson servant de base pour un court métrage, à partir d’un thème commun (ici : la planète).

Une fois enregistrée, la production a circulé dans l'école avec explications des enfants.

Ecrire un conte à plusieurs groupes avec la technique des « cadavres exquis » 

Le conte, avec sa structure bien définie, se prête bien à cette pratique. Une classe (/ un groupe) débute le conte qui est ensuite passé dans une autre classe/groupe qui le poursuit en tenant compte des règles établies en amont.

L’expérience a été menée dans le cadre d’une liaison CM2 6ème, (classe à classe) via des échanges par courriel, pour la production de 5 contes différents. Elle a été réitérée avec 10 classes d’écoles différentes, pour la production de 10 contes de noël, via le même principe (les contes ont alors été lus aux enfants de maternelle par les « grands » rédacteurs, dans chaque école). On peut évidemment la décliner avec des groupes intra classe, voire pour d’autres productions ( le principe des « cadavres exquis » s’adapte à toute production dont on se donne les règles en amont...).

Créer un « mur collaboratif » sur padlet 

Dans l’exemple cité, un mur collaboratif a été créé pour les enfants de cycle trois :  Les élèves y retrouvent un « coin tuteur », à l'instar de celui de la classe, avec la possibilité de déposer une question, un problème et/ou d'y répondre. Sur le même fonctionnement, existe le coin « découverte et aventure » : chacun peut déposer une recette, une activité ...en ce moment, c'est plutôt muffins chocolat et semis divers et variés !

La même chose est proposée aux parents avec un coin dédié à la parentalité (avec des outils et des pratiques à échanger)

Créer/gérer un jardin dans l’école 

Ici, le jardin est partagé de la maternelle au cm2. Puisque cette année, on ne peut s'y mélanger, on va s'inscrire sur un calendrier hebdomadaire pour prendre soin de nos plants (faire les semis, planter, biner, arroser, rêver, regarder, papoter, dessiner, photographier...)

Mais, quelle que soit l’ampleur, ou le stade, du projet, un jardin est toujours source d’apprentissage coopératif... Essayez !

Placer un piano dans la classe 

Dans l’exemple proposé, un piano a été placé dans la classe de cycle trois. Chacun peut y aller quand il le souhaite. La règle impose qu’on soit deux au piano. On décide alors d'une émotion, d'une ambiance et on tente de l ‘exprimer. On ne doit pas déranger les autres (volume sonore peu important) mais plutôt les accompagner. Des moments extraordinaires ont été vécus, dans la création de « moments doux » nécessitant écoute et empathie de la part des créateurs comme de la classe...

Créer un mur de « bla bla wouah » 

C'est un mur tout blanc près d'un grand miroir sur pied ; les enfants viennent librement y accrocher des messages. On les lit collectivement avant chaque vacances (avec l'accord des auteurs).  Dans l’exemple cité, une « roue des émotions » (colère, tristesse, joie, fierté, peur... etc.) a été accrochée près du miroir..